Où es-tu ?
Les secondes s’évanouissent pour empiler les minutes qui comblent les heures de mon attente. Lâche, mais sans relâche, j’ose espérer voir vos yeux à nouveau illuminés de cette douce tendresse avouée l’autre jour.

Où-es-tu ?
Vous n’aviez pas osé me regarder bien plus que le temps imposé. Mais de cet instant est née une fleur éternelle aux pétales divines dont le parfum commence par un A : Ad vitam aeternam.

Mais que fais-tu ?
La pluie fine envahit mon visage emportant avec elle les larmes de mon désespoir en cette fin d’après midi. Vous ne viendrez plus, je le sais. Vous m’avez oublié. Un jour, et bientôt la nuit, tout ce temps empilé dans cette attente devenue plus qu’incertaine.
Ne venez plus, s’il vous plait. Laissons désormais le ressentiment faner l’Ad vitam aeternam, afin d’oublier ces regards enflammés. J’ose espérer effacer à tout jamais, la colombe annonciatrice de ce mauvais présage.

Où es-tu ? Que fais-tu ?
Je m’en moque désormais, Ad vitam aeternam…