Sans l'avoir vécu comment pouvoir l'écrire, sans s'apercevoir qu'au fil du temps les secondes s'effacent délicatement enveloppées de ce mouvement d’éponge cotonneuse évitant ainsi de rendre l'histoire indélébile sur un morceau de mémoire partagée par d'autres pensées joyeuses ?

La plume a beau tourné en rond décrivant des maux de tête sur le papier blanc et froid en cette saison hivernale. Les cercles ainsi dessinés enveniment la raison, glaçant ainsi le sang froid pour laisser place à l'inaction.

Sommeil léger emportant les derniers espoirs de construire l'histoire, ce conte où la princesse rejoindrait possiblement son prince tout à la fin, sans être capable une seule fois d’imaginer que la suite des événements puisse tourner au noir.

Aimer sans pouvoir haïr cet amour.
Haïr sans pouvoir crier cette haine
Crier sans pouvoir pleurer ce cri.
Pleurer sans pouvoir embrasser ses larmes.
Embrasser sans pouvoir embraser ce baiser.
Embraser sans pouvoir croire à cette flamme.
Croire sans pouvoir vivre cet espoir.
Vivre sans pouvoir survivre au présent.
Survivre sans pouvoir mourir au futur.
Mourir sans jamais avoir aimer son passé.

Le temps est venu de partir. Le train m'attend. Un nouveau chemin se dessine à l'horizon. Le soleil n'est plus depuis longtemps. La nuit obscure est mon guide.

Il m'était venu l'idée de te laisser quelques mots simples, mais j'ai bien peur que tu ne puisses jamais comprendre...