Quelques touches de ponctuation ici et là pour faire jaillir la force herculéenne de cette mer agitée. Un point blanc, là-bas au fond. Un bateau ose couper les vagues de sa coque. Est-il inconscient ? Il n’y pas de sabre sur terre pour achever et gagner cette lutte. On ne bataille pas contre les dieux. La partie est perdue d’avance. Il faut tout de même souligner ce petit détail, là-bas au loin, sur ma gauche, un bateau luttant désespérément. Au premier plan, à la limite où le sable et la mer se rejoignent, des mouettes viennent cueillir quelques gourmandises emportées par les flots. Des petits mollusques au milieu des algues deviennent ainsi le quatre heure de ces oiseaux. Pour moi, pas de déjeuner, ni de quatre heure. Je dois m’activer avant que… Mais bien que le temps passe, j’en aurai bientôt fini. Et là, tout à la fin, je pourrai apposer ma signature au bas à droite de ce message saisissant. Vais-je lui donner un nom ? Qu’en pensez-vous ? Voici une liste d’idées sortie de ce message : « La mer Sabreuse », « La mer Samouraï », « Délicieuse coupe pleine ». D’autres possibilités moins détonantes et déchirantes ont été oubliées. Certains titres déjà pris, d’autres hors de prix. Bien que la vie vienne de cette couleur océan, « L’origine du monde » n’est qu’un mythe. Alors va pour « La mer Samouraï ». La fin est proche mes amis. Le soleil pointe son nez, les couleurs modifiées, complètement altérées.

Je vous écris de Banyuls-sur-Mer où je me trouve depuis quelques jours, mais nous nous reverrons prochainement, et puis au salon de Paris, au printemps prochain, j’exposerai « La mer Samouraï ».