La vie,
Par elodeux, mercredi 24 octobre 2007 à 23:48 :: Divers :: #61 :: rss
Pourtant tout était possible. Sans quoi nous ne serions pas ici échangeant ce genre d’information. Quoique si le nombre réduit des participants s’amenuisait encore un peu plus, tout deviendrait possible et réalisable dans ce petit cercle fermé qui est le nôtre. Ne pensez pas que l’impossibilité persistante d’une absence complète de direction amène directement le groupe vers la non-compréhension des échanges verbaux. Prenez le cas de votre voisin ! Regardez-le ! Son visage expressif vous laisse complètement indifférent. Pensez alors à sa disparition prochaine. Vous vous retrouveriez devant le rien, qui déjà est un tout. Ne faut-il pas que le tout existe pour que le rien subsiste et se soustrait. La même chose pour l’homme ou la femme. L’un sans l’autre, la vie serait impossible.
Et pourtant tout est possible. Même. Nous devons aller plus loin. Cette condition du « sans » donnant un sens au rien, est une condition sine qua non des ficelles de la vie. Le tout a besoin du rien comme l’homme de la femme, mais à petite dose. N’exagérons rien. Etre avec un pot de colle ou devenir ce pot de colle n’est pas vraiment amusant. Nous devrions devenir libre comme l’air. De temps en temps. Pas tout le temps. Croire que la liberté est un droit ou un privilège, est la plus grosse tromperie. Entre le tout et le rien il n’y a pas de juste milieu. Ah ce juste milieu, cette corde chère à Bouddha. Ni trop tendue pour qu’elle se brise ni trop lasse produisant un son étrange. Nous y venons maintenant. Entre le tout et le rien, il y a donc cette perfection. En sommes-nous si sûrs ? Et pourtant tout sera possible. Entre l’homme et la femme n’y a-t-il pas l’enfant ? Ne dit-on pas parfois : « Oh le joli Ange. » La perfection venue des cieux. En sommes-nous si sûrs ? Du jour au lendemain, le petit ange est devenu le plus grand des méchants. Un petit diable diront certains. Faut-il croire à ces sottes paroles lâchées dans la nature ?
Et pourtant tout est possible. Les mots perdent leur sens. Lâchés au hasard, au gré de son auteur avec des temps de pause assez long, chargés tout de même de significations pour certains. Le silence prend le pied sur la phrase. Les mots ne veulent plus rien dire, les silences oui. Dans cette spirale infinie, la raison entraîne la passion. La dérision, le cœur à la folie. Traduisez le silence des regards. Nous n’allons tout de même pas développer toutes les images. Quand l’un arrive l’autre repart, pour être attiré un peu plus tard tel un électron. Un plus et un moins. Jamais de juste milieu. L’équilibre ultime est impossible. L’absence de l’un par rapport à l’autre entraîne irrémédiablement, l’ensemble vers le chaos. Nous devrions vivre dans un perpétuel enfer, avec le juste milieu impossible.
Et pourtant, la vie est possible…
PS/ Si vous n’avez rien compris, ne cherchez pas. C’était un essai sur la vacance du sens.
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