Elodeux : quelques textes d'ici et d'ailleurs

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samedi 28 avril 2007

Roger Dubreuil, résistant,

« Vous n’avez pas le droit ! » Derniers mots prononcés lors d’une soirée amicale. Roger Dubreuil, trente cinq ans, ne comptait pas en rester là. Face à toute cette passivité, il fallait réagir. L’union fait la force, mais il n’avait pas su les convaincre. Il détestait par dessus tout les gens qui disent non. Il y avait la peur chez certains. D’autres manquaient de courage. Roger Dubreuil avait le courage et il n’avait pas peur. Par dessus tout, il détestait les armes à feu. Mais il fallait bien réagir face aux innombrables descentes dans les quartiers. Au transport de milliers de personnes dans les trains vers cette destination ultime.

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vendredi 20 avril 2007

Le retraité de la vie,

Ma table est mise et mes convives sont en retard. Une demi-heure déjà d’attente. Comment se fait-il que l’homme perde ainsi la notion du temps ? Ne sont-ce ces instruments utiles qui battent la seconde emprisonnés sur chaque poignet ? Quelle montre les a piqué pour oublier ce rendez-vous programmé si longtemps à l’avance ?

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La liberté,

Sur le sable du temps,
Ma table est mise.
Unique vestige d’un temps nomade,
Cherchant l’eau, source de vie,
Mais aussi de liberté.

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samedi 14 avril 2007

L’étrangeté

Un autre que moi me conduit qui me connaît et que je connais mal. Chaque matin la même réflexion, la même constatation. Dans le labyrinthe du moi, je me suis évadée plusieurs jours et dans l’impossibilité parfois de trouver la sortie, l’unique échappatoire de ce voyage consistait à visiter tous les recoins les plus intimes.

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Le silence du pardon

C’était l’heure de la dernière visite de la journée. Une cathédrale au sommet d’une colline. Ce monument dominait la vallée. Parmi le groupe, un vieillard d’un certain âge, les traits marqués par sa longue expérience. Devant la porte principale de cet édifice il y avait un chat. Un petit chat dormait, allongé sur une pierre chauffée depuis le début de l’après-midi. A cet instant, le vieillard, ému par la scène, ne put contenir son émotion. La paix intérieure fut légèrement troublée par cette image. Ses yeux brillaient. Et quelques secondes aussitôt, il s’immobilisa avant de franchir l’entrée. Sans pouvoir contenir son émotion, quelques larmes glissaient le long de son visage. Une jeune femme parmi le groupe s’aperçut de ce petit changement d’attitude. Elle se tourna vers le vieillard en lui demandant si tout allait bien.

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