vendredi 23 février 2007
Par elodeux,
vendredi 23 février 2007 à 16:28 :: Nouvelles
Sur le parquet, il y avait une couche épaisse de poussière et de rouille. Comment les gens peuvent-ils vivre ainsi de nos jours ? Une chose est sûre. La dernière fois que la femme de ménage est passée, cela doit faire des lustres. L’homme devait être célibataire. Sans femme ni enfant. Quand était-il parti ? Six mois déjà . Dans une autre pièce, des magazines s’entassaient sur le parquet. Il avait considéré le sol comme une bibliothèque. Une pyramide de mag, de livres, ou de revues. Avec la poussière et l’humidité, certaines pages se soudaient entre elles. On prenait un livre, d’un main gantée, et plusieurs venaient à la fois. Quelle horreur ! La vue s’horrifiait face à ce monticule. Et les odeurs. Quinze jours que les fenêtres étaient grandes ouvertes. Toujours la même puanteur. Il ne restait qu’une solution. Subir. Survivre et tout récurer.
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Par elodeux,
vendredi 23 février 2007 à 16:27 :: Nouvelles
Je déchirai la lettre sans l’ouvrir. Elle avait osé et pourtant… Oui ! Pourtant je l’avais prévenue que cela ne servait à rien de continuer inlassablement ses harcèlements. Une dure d’oreille. On a beau dire « Fini » pour de bon, mais impossible à mettre en application ce souhait.
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Par elodeux,
vendredi 23 février 2007 à 16:26 :: Nouvelles
Le visiteur mourut quelques jours plus tard. Il était veuf, sans héritier. Il avait très peu d’amis. On les comptait sur les doigts d’une main et encore, je suis généreux. Qu’allait-il devenir de son argent ? Il avait amassé une fortune colossale. S’étant marié quatre fois, il avait à chaque fois refusé d’avoir des enfants. Trop encombrants et trop chers aussi. Quoiqu’une femme génère un certain coût, elle aussi et pas des moindres. En fait, les mariages ne servaient qu’à combler la solitude. Eviter de se retrouver seul dans une grande maison, face à une prison de béton et de verre. Et puis, comme il disait lors de certaines soirées, il en avait eu de la chance. Il avait réussi à tenir le coup. Il avait enterré toutes ses femmes. Les quatre. Les dernières avaient eu moins de chance. Elles n’ont pas eu le temps de profiter des quantités énormes d’argent qu’il possédait. La deuxième disparut au bout de un an, lors d’un voyage au Mexique. Une demande de rançon. Impayée. Elle n’avait pas à voyager dans les pays à risque. La troisième, une balle perdue lors d’un safari en Afrique. Et la quatrième à peine quinze jours. Le temps qu’elle apprenne à maîtriser sa phobie des avions. Un jour, lors d’une tempête, il s’écrasa sur une montagne emportant deux cent cinquante passagers. Aucun survivant.
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Par elodeux,
vendredi 23 février 2007 à 16:25 :: Nouvelles
Lorsque la porte se referma sur moi, le monde entier disparut. Quoiqu’il en soit désormais, une nouvelle vie se présentait à moi. Le temps allait devenir mon unique ami. Bien, évidemment, je recevrais la visite de quelques hommes célèbres, mais la découverte du monde ayant précipitamment disparu ne pouvait m’apporter qu’un plus grand réconfort.
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Par elodeux,
vendredi 23 février 2007 à 16:25 :: Nouvelles
Un chat me considérait, les yeux lumineux dans l’air dormant. Habituellement, il pointe le bout de son nez beaucoup plus tôt. Por la matina, quand le soleil se lève. Il vient chercher quelques petits restes de la soirée, pour son petit déjeuner. Aujourd’hui, il est arrivé trois fois. Une vers midi, et déjà deux autres fois dans l’après midi. Je sens son miaulement différent des autres jours. Quelque chose ne va pas ? Ça ne sert à rien de lui demander, il ne va pas me répondre. Je vais le suivre, et savoir où il loge. J’apporterai quelques bols de lait au cas où des amis à lui seraient dans la panade.
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Par elodeux,
vendredi 23 février 2007 à 16:24 :: Nouvelles
Devant la maison, un soir, j’aperçus une lumière à la fenêtre. Préoccupé et souciant. N’avait-elle pas été éteinte à mon départ ? Je crois bien que oui. Alors pourquoi cette clarté dans la pièce ? Les enfants sont déjà partis chez leur maman. Garde alternée. Même le chat n’aurait point ce genre de don.
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Par elodeux,
vendredi 23 février 2007 à 15:58 :: Nouvelles
Une femme seule m’intéressait, mais je ne la voyais nulle part. Dans cette foule rassemblée pour cet événement artistique, je noyais ma patience dans un double whisky. L’attente durait depuis trente minutes déjà . Avait-elle reçu réellement mon invitation ? Quinze jours avant le vernissage. Oui, j’avais posté le courrier quinze jours avant à son attention. Elle n’allait tout de même pas me faire faux bond à la dernière minute ? Patientons encore quelques minutes. Le discours d’introduction de mon ami n’est que dans une heure. Il est préférable d’apprendre la patience. Et puis, ne lui avais-je pas fait peur en lui disant que la soirée serait habillée ? Avait-elle quelque chose à se mettre dans sa garde robe ? J’aurai dû lui poser la question.
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samedi 10 février 2007
Par elodeux,
samedi 10 février 2007 à 15:59 :: Divers
Le tourbillon nous entraîne là où l'âme ne s'est jamais aventurée. Mais l'enivrante spirale nous attire vers la paix.
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vendredi 9 février 2007
Par elodeux,
vendredi 9 février 2007 à 16:04 :: Poèmes
Inlassablement mon regard parcourt les pensées. Il n’est point question de rêves mais de réalité. Vivre le présent sans voir le futur, c’est s’épargner d’innombrables interrogations et des pertes de temps. Chaque instant, chaque jour portés au firmament procurent tant d’extase et de sublimation. Ressentir la vie jaillir à ce moment précis sans attendre le suivant, ni même le concevoir à l’état de pensée, c’est s’abandonner au plaisir réel de la vie.
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Par elodeux,
vendredi 9 février 2007 à 16:01 :: Poèmes
Dire quelque chose pour y revenir après.
Dérision nocturne ou bien cauchemar ?
Quoiqu’il en soit, tout est dit exprès,
Pour troubler l’esprit, cette malléable mare.
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vendredi 2 février 2007
Par elodeux,
vendredi 2 février 2007 à 20:27 :: Nouvelles
Morte de faim une femme dépense son dernier sous chez une voyante. Manque de chance, toujours la même rengaine. « Votre karma est trop négatif. Vous devez payer pour vos pêchés ici-bas. Cela vous fait cent francs. Merci au revoir. »
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Par elodeux,
vendredi 2 février 2007 à 15:48 :: Nouvelles
Il s’empressa de quitter son travail. La station de radio avait donné l’alerte. Tout le monde devait au plus vite regagner ses appartements, ou sa maison. Se calfeutrer de la meilleure façon. Matelas contre les portes, ruban adhésif sur les fenêtres , groupe électrogène en route pour alimentation secondaire.
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Par elodeux,
vendredi 2 février 2007 à 15:47 :: Nouvelles
-Oh, un éléphant rose là -haut !
-Arrêts tes sottises ! Ce sont des femmes gonflées de bébés. Elle flottent là -haut dès le sixième mois.
-Ah bon ?
-Et oui, je le raconte :
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