Elodeux : quelques textes d'ici et d'ailleurs

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jeudi 12 juin 2008

A s’y méprendre,

Belle et pourtant moche. Tout en sourire, elle continuait sa marche en direction du centre commercial. Après quelques achats dans les boutiques de mode, même si la mode n’était plus à l’ordre du jour, au vu des innombrables augmentations des prix, une inflation galopante, sans que les salaires n’aient pu suivre cette frénésie galopante, elle se permettait de réserver un petit voyage en ligne. Tout avait été dématérialisé. Les agences transformées en simple borne à écran tactile fleurissaient à chaque coin de rue. Et en plus ce foutus machins diaboliques parlaient. Munis d’un capteur électromachin chose à empreinte chromosomique, une analyse instantanée du passant était effectuée. Et le discours adapté.

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jeudi 29 mai 2008

La peur,

Je pénètre à nouveau dans l’obscurité. Bien que chaque situation semble différente de la précédente, il arrive parfois de rencontrer quelques mêmes sensations. Obnubilé par le temps, qui coure à cette vitesse inconsidérable. Evidemment une heure de perdue n’est pas rattrapable. Ce qui n’a pu être fait quelques minutes plus tôt devient aussitôt un report. Mais faut-il encore que le temps futur puisse permettre l’exécution de cette action passée, oubliée.

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lundi 5 mai 2008

Vladimir le Magnifique,

La salle bruissait des conversations des spectateurs. Le directeur, au vu de la pluie continue sévissant à l’extérieur, avait permis aux personnes de s’installer bien que le spectacle ne soit prévu que pour plus de trois quarts d’heures plus tard.

Vladimir le Magnifique, prestidigitateur de son état depuis plus de quinze ans mais exerçant son art dans cette salle depuis seulement deux semaines, avait exprimé son mécontentement au directeur ce dernier lui ayant demandé d’écourter ses préparatifs pour faire place aux spectateurs.

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jeudi 31 janvier 2008

Marie-Jeanne

Paris illuminé en cette période de fêtes en ressemble à aucune autre de ses voisines européennes. Bien qu’une année semble achever son cycle coutumier, le temps s’arrête un instant. La plus belle avenue du monde offre cette image douce, où des inconnus s’embrassent pour souhaiter les meilleurs vœux à ses voisins. Quelques bouchons de champagne sautent, dans un accord dont la maestria revient à ce décompte minutieux projeté sur l’Arc de Triomphe. Cinq. Quatre. Trois. Deux. Un. Bonne année. Une pluie de bouchon de liège humidifie l’atmosphère. Tout le monde arbore un sourire sur son visage. Il est impensable de venir ici, si c’est pour faire la tête.

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jeudi 17 janvier 2008

La chute

Vendredi :
La grande aiguille venait d’atteindre les douze dans une course effrénée. Dix sept heures enfin. La journée se terminait. La semaine aussi. Il était impossible de croire que la semaine se composait de sept jours. Réunions interminables. Rendez-vous en scooter un peu partout dans Paris. Un parcours semé d’embûches et d’évitements à des heures aussi tardives. Vingt trois heures parfois. A cet instant je finissais mes journées. Dans un état de fatigue, très avancée, je n’avais plus le courage de faire à dîner. Un brin de toilette, et le corps s’immobilisait aussitôt sur le lit.

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lundi 7 janvier 2008

Ad vitam aeternam

Où es-tu ?
Comment as-tu pu oublier notre rendez-vous pris depuis si longue date ? N’avais-je pas dit d’attendre ici, là où la colombe avait envahi l’autre mercredi la place du marché ? Regards échangés sans aucune parole avouée. N’avais-je pas dit, plus tard, dans un mot écrit, par ces touches numériques, d’emporter sous le bras un vieux parapluie ?

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mercredi 12 décembre 2007

Vivre - Mourir

Vivre c'est penser aux autres en s'oubliant soi-même...

Mourir c'est s'oublier soi-même en ne pensant plus aux autres...

mardi 11 décembre 2007

Le joueur de couteaux

La sonnerie venait de retentir. Il était exactement onze heure du matin. A part ce matin là, le bruit strident en décontenançait plus d’un les autres jours de la semaine. Vendredi dernier jour de la semaine. Certains feront leur retour habituel. Pour ceux qui vivent à proximité de la maison des parents, la vie était beaucoup plus simple. Le ménage dans l’appartement était fait, les repas préparés avec soin par maman. Les vêtements étaient tous repassés délicatement et avec attention. Maman veillait sur les petits, jusqu’à ce qu’ils volent de leurs propres ailes. Et puis, il y a ceux qui habitent très loin du cocon familial. Pas de repas, ni de ménage effectués. Il fallait avant tout trouvé un appartement ou une chambre bien avant le début de l’année scolaire. Tant de difficultés rencontrées dès que l’on change de ville, et surtout si aucune connaissance n’y habite.

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mercredi 28 novembre 2007

Quelques mots simples

Il m'était venu l'idée de te laisser quelques mots simples, sans trop de parures, afin que tu puisses comprendre les émotions qui éclairent mes pensées si douces en cette fin de soirée. Comment croire à cet instant qui s'échappe pour le moment à l'histoire de notre passé?

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lundi 26 novembre 2007

Je vous écris,

Je vous écris de Banyuls-sur-Mer où je me trouve depuis quelques jours. La mer est calme. Elle a laissé le weekend dernier son manteau virulent qui agite les flots. Le bleu a repris le dessus sur le gris. Le sable moins chaud, chargé de ce parfum salin, accueille les derniers passants des vacances de la Toussaint. Ces petits grains n’ont plus les moyens d’éponger l’humidité de la mer. Chargés de cette moiteur, les pieds s’enlisent à chaque pas, entraînant sur les chaussures des couleurs dorées ou ocres. Les quelques passants munis de leur long manteau coupent le vent qui s’est levé vers midi. Les gants et les bonnets sont de rigueur. Le froid envenime la circulation du sang. L’immobilité est interdite. Et pourtant… Cela m’aurait bien arrangé. Comme emporter l’instant figé de tous ses mouvements ? Saisir l’écume des vagues, ces rouleaux d’automne dévorés par les sables, la fraîcheur de l’air parfumé de cette ombre iodée qui figent les visages des promeneurs. Combien sont-ils ? Une dizaine tout au plus face à l’immensité bleue-grise. Même le soleil n’a pas osé pointer le bout de son nez. Paysage de gris et de bleu foncés. Une petite pause légère, éphémère. Je dois me réchauffer. Mes doigts grelottent en tenant ce petit morceau de bois. Mais la fin est proche, tout comme le weekend.

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mercredi 24 octobre 2007

La vie,

Pourtant tout était possible. Sans quoi nous ne serions pas ici échangeant ce genre d’information. Quoique si le nombre réduit des participants s’amenuisait encore un peu plus, tout deviendrait possible et réalisable dans ce petit cercle fermé qui est le nôtre. Ne pensez pas que l’impossibilité persistante d’une absence complète de direction amène directement le groupe vers la non-compréhension des échanges verbaux. Prenez le cas de votre voisin ! Regardez-le ! Son visage expressif vous laisse complètement indifférent. Pensez alors à sa disparition prochaine. Vous vous retrouveriez devant le rien, qui déjà est un tout. Ne faut-il pas que le tout existe pour que le rien subsiste et se soustrait. La même chose pour l’homme ou la femme. L’un sans l’autre, la vie serait impossible.

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mardi 18 septembre 2007

Le secret

Il naît dans les esprits,
Source d'inquiétudes et d'interrogations.
Il naît dans la confidence,
Source d'amitié et de partage.
Muet comme un tombeau,
Croix de bois, Croix de fer,
Si je meurs, Vous irez tous en enfer...

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dimanche 22 juillet 2007

La Chance,

Croyons-nous vraiment à la chance ? Avons-nous la conviction que la vie nous sourit ou bien pourquoi est-elle parfois si cruelle avec nous ? Combien de fois avons-nous prononcé le mot ou l’expression « Je n’ai vraiment pas de chance ! » ? Il est d’occasion où cette phrase est plus utilisée que d’autres. Nous puisons en cette croyance que tout est question de malchance. Mais ne devrions-nous pas regarder notre vie sous un autre angle ? N’y aurait-il pas un signe ou plusieurs ayant permis de nous sentir fortunés par la vie elle-même ? Ne soyons pas totalement défaitistes. Il est de petits bonheurs, simples, anodins, apportant la preuve bien réelle d’une expérience bien plus enrichissante réconfortant l’être qu’une bonne étoile est bien présente autour de nous.

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samedi 30 juin 2007

N’oublies pas Loubliana,

La voix se mit alors à me raconter toute une histoire.

Bien que cela puisse paraître incroyable, l’attention avait atteint un tel degré de concentration. Un voyage sur plusieurs années, plusieurs décennies. Trois différents siècles allaient être empruntés.

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vendredi 22 juin 2007

ALEXANDRIA

ALEXANDRIA est installé sur le site demaplume.com.

Afin de comprendre ce que c'est qu'ALEXANDRIA, rien de mieux qu'un exemple. Double-cliquez avec votre souris sur un mot.

A bientôt,

Elodeux